Quand faire ramoner dans les monts du Lyonnais
En bref
- Le meilleur moment est le printemps, dès la fin de la saison de chauffe : délais courts, et l’appareil passe l’été propre plutôt que de macérer dans ses suies acides.
- Si vous ne faites qu’un passage : fin d’été ou début d’automne, avant les premières flambées.
- Délais réels dans les monts du Lyonnais : quelques jours au printemps, une à deux semaines en été, deux à quatre semaines en septembre et octobre.
- Le second passage réglementaire ou contractuel se place en pleine saison de chauffe, entre décembre et février.
- Un appareil resté douze mois sans servir n’exige pas de ramonage sur la période, mais il en faut un avant toute nouvelle utilisation.
Attendre octobre pour appeler son ramoneur, c’est la garantie d’attendre. Chaque année, le même scénario : les premiers froids arrivent, tout le monde décroche son téléphone la même semaine, et les délais passent de trois jours à trois semaines.
Voici comment s’organiser quand on se chauffe au bois dans les monts du Lyonnais — et pourquoi le meilleur moment pour faire ramoner n’est probablement pas celui auquel vous pensez.
Ce que la loi impose, en deux phrases
Le conduit doit être ramoné au moins une fois tous les douze mois pour un appareil individuel, tous les six mois pour un conduit collectif. Les arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent imposer davantage, et beaucoup de contrats d’assurance exigent deux passages par an sur un appareil au bois ou aux granulés, dont un pendant la saison de chauffe.
C’est le cadre. Le détail complet — attestation, responsabilités, sanctions — est dans l’article sur l’obligation de ramonage. Le reste de cette page traite du calendrier réel.
Pourquoi le calendrier compte plus ici qu’en ville
Dans la métropole de Lyon, le chauffage au bois reste très minoritaire, et le plus souvent en appoint d’agrément. Dans les communes rurales de l’ouest lyonnais, la proportion est plusieurs fois supérieure, et le bois y est fréquemment le chauffage principal.
Autour de Thurins, Yzeron, Saint-Martin-en-Haut ou Duerne, cela change tout. Le nombre d’appareils par ramoneur est sans commune mesure avec celui d’un quartier lyonnais, et la saison démarre plus tôt qu’en fond de vallée : à 600 ou 800 mètres d’altitude, les premières flambées tombent souvent fin septembre.
Résultat : tout le monde appelle au même moment, sur un territoire où la demande est déjà dense. Le calendrier n’est pas un détail d’organisation, c’est ce qui décide si vous serez ramoné avant ou après les premiers froids.
Le bon calendrier, période par période
Le printemps : le passage le plus malin
Dès la fin de la saison de chauffe, entre mars et mai. C’est le créneau que je recommande en premier, pour trois raisons concrètes.
Les délais sont courts et vous choisissez votre horaire. L’appareil passe l’été propre, sans odeur de suie qui remonte les jours de chaleur — un point que l’on sous-estime jusqu’à l’avoir vécu. Et surtout, les suies sont acides : laissées en place tout l’été dans un conduit humide, elles travaillent la maçonnerie et corrodent un tubage inox.
Autre avantage : si le ramonage révèle un problème — bistre, joint fatigué, tubage à revoir — vous avez tout l’été pour le traiter, sans urgence et sans devoir arrêter de vous chauffer.
La fin d’été et le début d’automne : le passage de sécurité
Entre août et fin septembre. C’est le passage le plus important si vous n’en faites qu’un : le conduit est propre au moment précis où vous allez l’utiliser, et le contrôle de vacuité vaut pour la saison qui commence.
C’est aussi la période où les créneaux se remplissent le plus vite. Appeler en juin ou juillet pour un rendez-vous en septembre est la meilleure façon d’avoir le choix.
Pendant la saison de chauffe : le second passage
Entre décembre et février, quand votre contrat d’assurance ou un arrêté local impose deux ramonages dont un en période d’utilisation. C’est aussi le passage le plus utile techniquement : il retire les dépôts de la première moitié de saison, avant qu’ils ne durcissent.
Sur un appareil qui tourne tous les jours, ce second passage change réellement l’état du conduit en fin d’hiver.
Le piège du printemps oublié
C’est l’erreur la plus fréquente que je rencontre. On fait ramoner en septembre, on chauffe tout l’hiver, et au printemps on range l’appareil sans y toucher — puisqu’il « vient d’être fait ».
Le conduit passe alors cinq mois avec la totalité des suies de la saison à l’intérieur, dans une période où l’humidité de l’air est élevée. C’est exactement la combinaison qui fabrique du bistre et qui abîme les conduits.
Ce qui change selon votre appareil
- Cheminée ouverte ou insert. Le rendement est faible et les fumées sortent froides : c’est la configuration qui encrasse le plus vite. Deux passages par an, sans discussion, dont un en cours de saison. Voir le détail de la prestation.
- Poêle à bûches. Deux passages également si vous chauffez tous les jours. Un seul peut suffire sur un appareil d’appoint utilisé quelques week-ends par an.
- Poêle à granulés. Le conduit s’encrasse moins vite, mais l’appareil demande un entretien complet annuel avec démontage — creuset, échangeurs, extracteur, sondes. C’est cet entretien, plus que le ramonage, qui conditionne le bon fonctionnement et la garantie.
- Chaudière bois ou granulés. Entretien annuel obligatoire, et un passage supplémentaire recommandé sur les installations très sollicitées. Voir l’entretien de chaudière.
Les signes qui imposent d’appeler sans attendre
Indépendamment du calendrier, certains symptômes ne se reportent pas au printemps suivant.
- Un tirage qui faiblit : l’appareil démarre mal, la fumée reflue à l’ouverture de la porte
- Une vitre qui noircit en deux jours alors qu’elle restait claire une semaine
- Une odeur de suie dans la pièce, même appareil éteint
- De la suie qui tombe dans le foyer entre deux flambées
- Des coulures brunes sur le tuyau de raccordement ou autour de la trappe de visite
- Un nid, des débris ou une souche endommagée visibles en toiture après une tempête
Et bien sûr, après un feu de cheminée : l’usage du conduit est alors interdit tant qu’il n’a pas été examiné et remis en état.
Combien de temps à l’avance faut-il appeler
Les ordres de grandeur que je constate, sur mon secteur :
- Mars à juin : quelques jours, vous choisissez votre créneau
- Juillet et août : une à deux semaines
- Septembre et octobre : deux à quatre semaines, c’est le pic de l’année
- Novembre à février : variable, avec des urgences qui passent devant — une mise en sécurité ou un conduit bouché ne peuvent pas attendre
La conclusion est simple : le mois où l’on pense à faire ramoner est précisément celui où tout le monde y pense. Prendre rendez-vous six mois à l’avance ne coûte rien, et supprime le problème.
Et si l’appareil n’a pas servi de l’année ?
Le texte prévoit ce cas : en l’absence totale d’utilisation pendant au moins douze mois, aucun ramonage n’est exigé sur cette période. Mais un ramonage est requis avant toute nouvelle utilisation.
En pratique, c’est même le passage le plus important. Un conduit inutilisé pendant une saison est un conduit où les nids d’oiseaux, les guêpes et les débris s’installent tranquillement. Rallumer sans contrôle de vacuité après une année d’arrêt, c’est le scénario classique du refoulement de fumée dans le séjour.
Comment je m’organise avec mes clients
Beaucoup de mes rendez-vous sont pris à la fin de l’intervention précédente, pour l’année suivante. C’est le système le plus simple : vous n’y pensez plus, et le créneau est réservé bien avant la cohue de septembre.
Pour le reste, un appel de deux minutes suffit : votre commune, le type d’appareil, la date approximative du dernier passage. Je vous annonce le tarif et un créneau dans la foulée. Voir les communes couvertes et les tarifs.
Comment j’organise mes tournées, et ce que ça change pour vous
Je regroupe les interventions par secteur. Une matinée du côté de Mornant et Soucieu-en-Jarrest, une autre sur Grézieu-la-Varenne et Brindas, une autre sur les hauteurs. Ce n’est pas une contrainte pour vous : c’est un levier.
Concrètement, si vous acceptez une date où je passe déjà dans votre commune, le créneau se trouve beaucoup plus vite — parfois la semaine même en pleine saison. À l’inverse, exiger un jour précis en octobre revient souvent à attendre trois semaines. Un simple « quand passez-vous par chez moi ? » au téléphone fait gagner un mois.
L’autre effet du regroupement concerne le tarif : c’est ce qui me permet d’inclure le déplacement dans le prix annoncé sur l’ensemble de la zone habituelle, sans supplément kilométrique découvert sur la facture.
Dernier point, propre aux hauteurs. À Saint-Martin-en-Haut, Yzeron ou Duerne, la saison de chauffe démarre souvent deux à trois semaines plus tôt qu’à Francheville ou Sainte-Foy-lès-Lyon. Si vous êtes en altitude, décalez votre rendez-vous d’autant : viser fin août plutôt que fin septembre.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur moment pour faire ramoner ?
Le printemps, dès la fin de la saison de chauffe : les délais sont courts, l’appareil passe l’été propre et les suies acides ne travaillent pas le conduit pendant l’intersaison. Si vous ne faites qu’un passage, privilégiez plutôt la fin d’été, juste avant les premières flambées.
Faut-il ramoner une ou deux fois par an ?
La loi impose au moins un ramonage tous les douze mois pour un appareil individuel. Deux passages restent la règle sur le bois et les granulés : beaucoup de contrats d’assurance l’exigent, certains arrêtés locaux aussi, et l’état réel du conduit le justifie sur un appareil utilisé tous les jours.
Combien de temps à l’avance faut-il prendre rendez-vous ?
Quelques jours au printemps, une à deux semaines en été, et deux à quatre semaines en septembre-octobre, qui est le pic de l’année dans les monts du Lyonnais. Appeler en juin pour un passage de septembre garantit le créneau souhaité.
Faut-il ramoner un poêle à granulés aussi souvent qu’un poêle à bûches ?
Le conduit d’un poêle à granulés s’encrasse moins vite, mais l’appareil demande un entretien annuel complet avec démontage. Sur un granulés, c’est cet entretien qui compte le plus — un ramonage de conduit seul ne suffit ni au bon fonctionnement, ni à la garantie du fabricant.
Faut-il ramoner un appareil qui n’a pas servi de l’année ?
Aucun ramonage n’est exigé pendant une période d’inutilisation d’au moins douze mois, mais il en faut un avant toute nouvelle utilisation. C’est même un passage essentiel : un conduit resté à l’arrêt accueille facilement nids, guêpes et débris.
Le tarif est-il plus élevé en pleine saison ?
Chez Origine Flamme, non : le prix est annoncé au téléphone et ne change ni selon la saison ni selon l’urgence. Ce qui change en septembre, ce sont les délais.
Ramoneur à Thurins et dans l’ouest lyonnais
Origine Flamme est basé à Thurins (69510), à la charnière entre la couronne ouest de Lyon et les monts du Lyonnais. Pages par commune : Thurins · Messimy · Soucieu-en-Jarrest · Vaugneray · Saint-Martin-en-Haut · Brindas · Mornant · Grézieu-la-Varenne · Chaponost · Brignais · Craponne · Francheville · Saint-Genis-Laval · Sainte-Foy-lès-Lyon. J’interviens aussi à Yzeron, Rontalon, Duerne, Courzieu, Millery, Tassin-la-Demi-Lune et alentour — voir la zone d’intervention complète.
Vous chauffez au bois dans les monts du Lyonnais ? Le meilleur moment pour prendre rendez-vous, c’est maintenant — pas en octobre. Tarif annoncé au téléphone, attestation remise sur place.







